Le dossier du mois  : La santé en vacances

Les vacances sont une période heureuse. Toutefois, la réalité nous rattrape parfois. Il est donc prudent de faire le point sur ce qu’il faut faire dans le cas où : Comment être bien remboursé si l’on ne consulte pas son médecin traitant, si l’on est malade à l’étranger ? Comment utiliser les assistances des cartes bancaires ? Quelles sont les précautions à prendre pour rester en bonne santé ?.

1 - Médecin traitant : ce qu’il faut savoir lorsqu’on est en vacances

Les assurés sociaux doivent choisir un médecin traitant. Depuis le 1er janvier 2006, ceux qui n’ont pas de médecin traitant déclaré ou qui consultent directement un médecin spécialiste (en dehors des spécialistes en accès direct autorisé), sont nettement moins bien remboursés par l'Assurance Maladie (remboursement à 30 % depuis 2009). Dans certaines situations (éloignement géographique, urgence, vacances, etc.) l’assuré reste toutefois dans le parcours de soins même s’il ne consulte pas son médecin traitant. Si le médecin traitant est indisponible, son remplaçant habituel utilisera ses feuilles de soins et l’assuré sera remboursé normalement. Si le médecin traitant exerce dans un cabinet ou un centre de santé, on peut avoir recours à un autre médecin du cabinet ou du centre. Ce dernier cochera alors la case « Médecin traitant remplacé » sur la feuille des soins. Ni la consultation, ni le ticket modérateur ne seront majorés et le remboursement sera normal.

En cas de déplacement ou d'urgence, l’assuré peut consulter un autre médecin que son médecin traitant. Le médecin cochera alors la case « Hors résidence » sur la feuille de soins, ce qui permettra un remboursement normal

2 - Les règles de remboursement en Europe : la carte CEAM et ses avantages

La carte Vitale n’est pas valable dans l’Union européenne. Mais il existe une carte européenne d'assurance maladie (C.E.A.M.) à utiliser dans l'Espace économique européen et la Suisse. Elle permet la prise en charge des soins médicalement nécessaires au cours de votre séjour, selon les formalités en vigueur dans ce pays. Cette carte nominative est valable un an. Pour l'obtenir, gratuitement il faut s’adresser à sa caisse d'Assurance Maladie au moins 2 semaines avant le départ. La carte est individuelle et nominative. Chaque membre de la famille doit avoir la sienne, y compris les enfants de moins de 16 ans.

Les Etats membres de l'Espace Économique Européen (E.E.E.) où la carte CEAM est valable sont :

3 - L’assistance des cartes bancaires

La carte bancaire est devenue peu à peu un outil indispensable et multifonctionnel pour son propriétaire. Grâce à un système d’assurance lié à la carte, elle permet désormais d’offrir de nombreuses garanties, non seulement à son propriétaire mais aussi à ses proches et cela dans le cadre de nombreuses activités et notamment les voyages.

C’est ainsi que le règlement des billets d'un moyen de transport commercial (terrestre, maritime, fluvial ou aérien) ou d'un véhicule de location avec une Carte Bleue Visa permet au titulaire de la carte de bénéficier de l'assurance voyage pour tout déplacement privé.

Toute personne qui a une carte bancaire et qui voyage à l’étranger bénéficie d’une garantie d’assistance médicale en cas de maladie. Toutefois, le montant de la garantie dépend du type de carte. Ainsi, les cartes haut de gamme permettent une garantie complète et dans les meilleures conditions tandis que les cartes normales offrent généralement des garanties assez limitées. En cas de nécessité d’une assistance médicale à l’étranger, toutes les cartes, même une simple CB offrent ce service. Cependant, au retour, les frais couverts dépendent de la gamme de CB. Visa, propose une large palette allant du transport rapatriement, au logement de la famille en passant par l’assistance juridique ou l’avancement des frais médicaux. Sur place, les soins prodigués doivent être en accord avec le médecin de l'assureur pour bénéficier de sa prise en charge. Là encore, les montants varient d'une carte à l'autre. Il faut toutefois contacter le service d'assistance médicale à l'étranger : pour en bénéficier et avant d'engager toute dépense, l'accord préalable du service Assistance Médicale Carte Bleue est obligatoire (Europ Assistance au 0 1 41 85 88 81).

Pour les cartes Eurocard-MasterCard, il est prévu une assistance Assistance médicale : transfert et/ou rapatriement sans franchise kilométrique, prise en charge des frais d'envoi de médicaments et de lunettes à l'étranger, remboursement des frais médicaux non remboursés par d'autres organismes jusqu'à 11 000 € par personne, par évènement et pour un an.

4 - L’utilité du dossier pharmaceutique (DP)

Le dossier pharmaceutique recense tous les médicaments - prescrits ou achetés en automédication - délivrés aux patients dans les quatre derniers mois. Grâce à cet outil, les pharmaciens peuvent repérer les risques d'interactions entre les médicaments et les éventuels traitements redondants, susceptibles d'entraîner des surdosages. L'inscription à ce fichier est libre et réalisée à partir de la carte Vitale de chaque assuré social. La généralisation à l'ensemble des pharmacies va être progressive.

Le dossier pharmaceutique encore méconnu peut toutefois aider le vacancier qui a oublié son ordonnance ou perdu ses médicaments. Un pharmacien pourra effectuer un dépannage en connaissance de cause. Le dossier pharmaceutique permettra peut être d’obtenir les médicaments que l’on peut avoir oubliés. Il doit éviter les risques d’interactions entre médicaments. Déjà, 8 500 officines (soit environ une sur trois) sont connectées au dossier pharmaceutique (DP) et plus de 3,5 millions de dossiers ont été créés.

5 - Rester en bonne santé

L’émergence de la nouvelle grippe A(H1N1) renouvelle l’actualité de l’intérêt des vaccinations en cas de voyage à l’étranger. Avant de partir, il faut consulter sur Internet divers sites, notamment celui du ministère des affaires étrangères pour bénéficier des dernières informations sanitaires. Il faut consulter le site : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/index.html

Pour prévenir, il est bon d’être vacciné et les spécialistes soulignent que le voyage est d’abord l’occasion de la mise à jour du calendrier vaccinal. La vaccination contre la rougeole est généralement considérée comme indispensable. Pour les autres vaccins, il faut évaluer les risques en fonction de la situation sanitaire du pays visité et du statut vaccinal du voyageur. Dans nombre de pays, il est conseillé de se vacciner contre l’hépatique B. En ce qui concerne le vaccin contre la fièvre jaune, il est conseillé dans nombre de régions mais il peut comporter des contre indications et des effets indésirables parfois sérieux. Les informations sont notamment disponibles sur le site www.medecine-voyages.fr ou sur le site officiel : http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/voyageurs/sommaire.htm

L’Institut officiel de veille sanitaire a élaboré de nombreuses recommandations. http://www.invs.sante.fr/, pour garder les voyageurs en bonne santé.

Mais il ne faut pas oublier que banalement la diarrhée reste l’affection la plus fréquente et qu’elle peut être facilement évitée. Dans ses formes moyennes ou sévères, les diarrhées doivent être combattues par un traitement antibiotique.

Enfin, le voyageur ne doit pas négliger le risque d’accidents et de traumatismes qui restent la principale cause d’interruption de vacances et sont autant de drames individuels.

La prudence est la mère de la sûreté dit le proverbe. Bonnes vacances.